3-Le « désaccordage »

Le « désaccordage » est une expression un peu inélégante, mais je n’en pas trouvée de plus précise.
Il est difficile du fait de notre éducation toute tournée vers l’adaptation au monde et vers sa gestion « extérieure », d’appréhendre cette perception de nous mêmes. Pour mieux se représenter cela regardez un enfant de moins de 2 ans…:
* il est baigné d’une sorte de privilège, pourvu d’une qualité de présence, animé d’une harmonie totale dans tout ce qu’il montre, ce qu’il fait, ce qu’il « dit ».
* le même enfant à 5 ou 7 ans a bien changé…
Que s’est-il passé ? son harmonie a fait place à des comportements parfois désagréables, à certaines expressions que l’on sent plus ou moins induites par des facteurs qui appartiennent à son entourage, sa fraîcheur, son innocence se sont altérées, des signes de « double-langage » apparaissent. Bref, son adaptation au monde extérieur et autres a modifié son équilibre harmonieux ; elle commence à prendre la place de l’admirable authenticité des premières années.

Les fonctions de base de la conscience : Ressenti, pensée, mise en acte, n’obéissent plus seulement à son être « central/unifié » mais à un compromis entre cet être central et sa composante « psychique » faite de tous les « scénari » enregistrés comme valables par l’inconscient (cerveaux Lymbiques, voir « reptilien »).
Dans la littérature on appelle l’instance porteuse de ce compromis Le Double, aussi en Psychanalyse, et chez Jung : L’Ombre.
…à suivre…